Le combat vu par le General Choi
Un match de taekwondo est plus qu'un simple affrontement de force et de talent.
C'est aussi une exhibition esthétique de l'art martial dans une tradition honorable.
Il existe une grande beauté dans le combat libre lorsqu'il est agressif mais contrôlé, dans l'exécution parfaite des formes ou dans le spectacle extraordinaire des coups de pieds volants et des techniques de casse.
Bien que l'enjeu et l'esprit de compétition des participants soient importants, les étudiants devraient également apprécier la rencontre et profiter de cet événement pour lier de nouvelles amitiés dans la fraternité du taekwondo, en échangeant de nouvelles techniques d'entraînement, et partageant ainsi les qualités physiques et mentales de l'art martial avec les spectateurs.
Les compétiteurs prennent souvent le match beaucoup trop au sérieux et gâchent ainsi le spectacle au public et à eux-mêmes par leur manque de fair-play.
Les accolades et les trophées représentent souvent des formes superficielles de reconnaissance.
C'est le respect ressenti par les instructeurs et leurs élèves envers les autres qui contient la plus grande valeur.
Une très grande importance a été placée sur le combat libre.
Bien que le combat libre soit un indicateur de l'entraînement de l'étudiant, il ne peut en aucun cas être le seul critère d'appréciation du niveau technique d'un pratiquant.
Il faut en effet prendre en compte un nombre important de paramètres.
Dans le cas du combat libre, certains instructeurs et étudiants pensent que la victoire ne peut être acquise qu'en plein contact, avec ou sans équipements de protection.
Certainement, comme dans le cas du kick boxing ou d'autres styles de combat à main ouverte, le contact peut avoir lieu sans risque de blessure grave.
Cependant, un étudiant en taekwondo, en utilisant une technique correcte, peut facilement déboîter la mâchoire d'un adversaire ou causer la mort instantanée en une seule frappe.
La grande majorité préfère le plein contact avec protections.
Il existe un certain nombre de raisons pour lesquelles ceci est inadapté :
avec un équipement de protection, il serait nécessaire de couvrir complètement le corps plutôt que quelques points vitaux et armes naturelles. Des protections autour du cou, des dessous de bras, des tempes (atteignables en dépit du port d'un casque) et du visage seraient nécessaires en plus de casques et plastrons.
Le corps tout entier serait protégé et les combattants ressembleraient a des chevaliers du moyen âge. On doit aussi se rappeler que des étudiants capables de casser 4 ou 5 planches avec un coup de poing ou un coup de pied, peuvent causer de sérieuses contusions.
la liberté de mouvement serait grandement réduite et les protections deviendraient un fardeau pour les personnes légères.
le nombre des armes d'attaque utilisables serait limité. Avec des gants de boxe par exemple, il serait impossible d'utiliser le tranchant de la main ou le revers du poing ou le bout des doigts.
La vitesse et la précision deviendraient des critères inutiles.
Il serait impossible d'utiliser des techniques spéciales, par exemple, les coups de pied volants.
Le plein contact interdirait la compétition aux femmes, aux seniors, aux enfants et aux handicapés.
Les protections élimineraient la douleur, ce qui induirait une action réflexe dans les techniques de blocage. La douleur est la plus pénible mais la plus efficace des aides pour bâtir ténacité, courage et fierté.
La méthode adéquate pour tester le talent et la puissance d'un étudiant est de conduire une rencontre proposant des tests cohérents d'habileté, ce qui inclut combat libre, formes, tests de puissance, et techniques spéciales.
Grâce au combat libre, on testerait le courage, l'agressivité, l'esprit, la précision et la vitesse ; grâce aux formes, on testerait l'équilibre, la beauté et la concentration ; grâce a la casse, on testerait la puissance et grâce aux techniques spéciales, on testerait la coordination, les talents acrobatiques et la résolution.
Quatre disciplines
Les compétitions organisées sous le patronage de l'ITF regroupent quatre sous-disciplines :
Le combat libre
Il s'agit d'un combat de light-contact, c'est-à-dire que les coups sont maîtrisés, et n'ont pas pour but de mettre l'adversaire hors de combat. Tous les coups effectués avec les extrémités des membres (mains et pieds) sont autorisés au-dessus de la ceinture. Cela signifie que les combattants peuvent utiliser des frappes effectuées avec les poings, le tranchant ou le dos de la main, le dessus du pied, le talon, etc. Les coups de coude, de genoux et de tête sont interdits, de même que les coups effectués avec le bout des doigts et les coups portés dans le dos ou derrière la tête. Les combattants portent un protège-dents et une coquille ainsi que des gants et des protège-pieds. Il existe cinq catégories de poids, et trois catégories d'âge (junior, senior et vétérans).
Les tuls ou formes
C'est le versant technique des compétitions de taekwondo. Les compétiteurs s'affrontent côte-à-côte, face à un jury qui juge la qualité de l'exécution des formes effectuées par chaque compétiteur. Il s'agit de mimer un combat comme si l'on est confronté à un ou plusieurs adversaires. Ils ont une importance capitale pour monter en grade.
Remarque: les formes sont des enchaînements de mouvements codifiés. Il en existe 24 en Taekwondo ITF.
La casse
Épreuve de casse par coup de pied latéral (Yeop Chagui).La casse est une épreuve de puissance. Chaque compétiteur se présente pour effectuer cinq casses. L'une s'effectue avec un coup de poing, une avec le tranchant de la main, une avec un coup de pied de côté, une avec un coup de pied circulaire, et une avec un coup de pied retourné. Le compétiteur qui brise le plus de planches remporte la compétition.
Les techniques spéciales
Comme dans la casse, chaque compétiteur a cinq techniques à effectuer. Il ne s'agit cependant pas de briser des planches en puissance, mais d'atteindre avec chaque technique une cible placée le plus haut possible.
La WTF (World Taekwondo Federation) : le Taekwondo et l'olympisme
Le Taekwondo WTF: Historique
Le taekwondo WTF est né de la KTA, dès le départ en Malaisie du général Choi (1961), le président Park Chung Hee (박정희) décida d'ordonner une réunification des différentes écoles. En effet, hormis les militaires du Chundokwan et Ohdokwan, peu faisaient le taekwondo tel qu'enseigné par le général Choi, de nombreux maîtres, non satisfaits du nom « taekwondo » continuèrent à enseigner sous les noms « Gongsoodo », « Dangsoodo » et « Soobahkdo ». Hwang Kee (황기), le principal rival de la KTA, avait créé sa propre fédération : Korea Dangsoodo association, qui changera plus tard en Korea Soobahkdo Association.
Le 16 septembre 1961, un nouvelle réunion a lieu, et les différents représentants tombent d'accord sur le terme « taesoodo » qui combine taekwondo, gongsoodo, soobahkdo et dangsoodo. À son retour de Malaisie, le général Choi demanda un vote pour rechanger le nom taesoodo en taekwondo le 5 août 1965. Les conditions de ce vote sont restées douteuses, car le nom taekwondo, qui ne contentait que l'Ohdokwan et le Chungdokwan, ne fut choisi qu'avec une voix d'écart.
Les tensions se faisaient de plus en plus fortes entre les membres de la KTA et le général Choi, car celui-ci ne reconnaissait militairement que les ceintures noires de son école et de l'école Chungdokwan, ce qui était pris comme un affront par les autres maîtres. De plus, il continuait à évoluer dans son programme, sans tenir compte des autres maîtres.
La KTA commença à fonder un programme technique commun et nomma un comité de création de formes, ce comité était composé de :
KWAK Kun Sik (Chung Do Kwan)
LEE Yong Sup (Song Moo Kwan)
PARK Hae Man (Chung Do Kwan)
HYUN Jong Myung (Oh Do Kwan)
KIM Soon Bae (Chang Moo Kwan)
Ils créèrent les pumsae (품새) Palgwae et Yudanja pumsae (Koryeo (고려) à Ilyeo (일여)), mais ces pumsae furent créés sans la participation de deux Kwan originaux, Ji Do Kwan et Moo Duk Kwan, fusionnés au sein de la Korea Soo Bahk Do association. Quelques années plus tard, sous l'impulsion de Chong Hong Soo et Im Young Taek (Moo Duk Kwan) et Lee Chong Woo (Ji Do Kwan) une partie de ces Kwan rejoignit la KTA, et l'on décida de refaire les pumsae avec leurs avis, les nouveaux membres du comité de pumsae étaient :
LEE Chong Woo (Jidokwan)
BAE Young Ki (Jidokwan)
HAN Yong Tae (Moo Duk Kwan)
Avec eux, de nouveaux pumsae furent créés : les taegeuk (태극).
En 1971, le gouvernement décida de construire le Kukkiwon (국기원), centre mondial pour la KTA, en 1973, la WTF fut officiellement créée, à l'occasion des premiers championnats du monde.
Le taekwondo WTF : Techniques
Les coups de pied à la tête comme ce Dollyeo chagi (돌려차기) sont souvent utilisés en taekwondo. Article détaillé : Terminologie du taekwondo WTF.
Le taekwondo est surtout célèbre pour ses techniques de pied spectaculaires.
Principales techniques de pied (Chagi (차기))
NOM MOUVEMENT SURFACE DE FRAPPE
Ap chagi (압차기) direct (avant) bol du pied, dos du pied (nangsim tchagui)
Yeop chagi (엽차기) latéral talon ou tranchant du pied
Dollyeo chagi (돌려차기) circulaire (avant) dessus du pied ou bol du pied
Bandal chagi (반달차기) semi-circulaire (avant) dessus du pied ou bol du pied
Dwi chagi (뒤차기) direct (arrière) talon
Nelyeo chagi (내려차기) de haut en bas (marteau) talon ou plat du pied (jambe tendue)
Momdollyeo chagi (몸돌려차기) circulaire 360° (arrière) talon ou plat du pied (jambe tendue)
Dwidora bandal chagi semi-circulaire 180° dessus du pied
Exemple d'entraînement aux coups de pied sur raquette de frappe.Contrairement à de nombreuses idées reçues, en particulier à cause des règles de compétition, qui n'autorisent les coups qu'au dessus de la ceinture, les différents coups de pied peuvent être exécutés à tous les niveaux : bas (jambes ou éventuellement organes génitaux), moyen (plexus solaire ou côtes flotantes), ou haut (visage ou gorge).
L'entraînement aux techniques de coups de pied se réalise souvent à l'aide de raquettes de frappe.
Techniques de main
Quasiment pas utilisées en compétition, elles portent des noms plus techniques, composées :
d'un nom de position de main : Jumeok (주먹) (le poing de face), Deungjumeok (등주먹) (le revers du poing), Mejumeok (메주먹) (le marteau du poing), Sonnal (손날) (le tranchant de la main), Batangson (바탕손) (la paume), Pyeonsonkkeut (편손끝) (la pointe des doigts tendus et serrés), Kawisonkkeut (가위손끝) (le bout de 2 doigts tendus et écartés), Palkup (팔굽) (le coude), Palmok (팔목) (l'avant-bras)...
d'un nom de mouvement : Yeop (엽) (coup latéral), Naeryeo (내려) (de haut en bas, coup du marteau), Pande (avec la main du même côté que la jambe avant), Paro (avec la main du même côté que la jambe arrière)...
d'un nom de hauteur : Aré (아래) (niveau bas), Momtong (몸통) (niveau moyen), Eolgul (얼굴) (niveau haut)...
d'un nom de technique : Chigi, Jireugi, Chilleugi, (attaque) ou Maki (blocage).
En plus des techniques traditionnelles, il y a aussi :
de la casse (Kyokpa)
de la self-défense (Ho-Shin-Soul)
Les formes (Poomse)
Les pumsae en WTF sont les équivalents des Tul ITF. Ils sont, à la différence de leurs homologues, non pas des dictionnaires techniques, mais des références techniques.
Les pumsae comportent très peu de techniques par rapport à toutes celles contenues en taekwondo, car le pumsae est un noyau de travail, il contient des principes techniques. La première critique est qu'il existe très peu de coups de pied dans ces formes WTF, ap chagi, yop chagi, dollyeo chagi, pyojok chagi, ttwio chagi (뛰어차기) et dubal dangseong chagi (두발당성차기). Ceci s'explique quand on sait que les formes restent un noyau, les coups de pieds s'y trouvant sont les trois coups de pieds de base (ap, yop, dollyo) desquels dérivent tous les autres, ainsi que l'introduction des techniques sautées (ttwio) sautées en enchaînement (dubal dangseong) et sur cible (pyojok).
Chaque pumsae amène avec lui son lot de principes techniques, ainsi, dans le Taegeuk 5 jang (태극5장), les nouvelles techniques sont :
Wilo paegi, me jumeok Naeryeo chigi, palkup dollyeo chigi, palkup piojok chigi, bapchagi et duitkkoa seogi.
Par contre, les nouveaux principes techniques sont :
Les dégagements : wilo paegi, mitulo paegi, sonmok paegi, meongye paegi. Les techniques du marteau de la main : maejumeok naelyo chigi, maejumeok bakkat chigi. Les techniques du coude : Palkup dollyo chigi, palkup ollyo chigi, palkup naelyo chigi. Les techniques sur cible : Palkup pyojok chigi et ses applications en saisie. L'écrasement du pied : bapchagi, et ses applications en Hoshinsul. Les positions croisées : apkkoa seogi et duikkoa seogi, et leurs applications en combat.
Ce qui augmente considérablement le nombre de techniques acquises avec un nouveau poomsae
Au-delà de cet aspect dans le nombre de techniques, le pumsae contient de nombreux « pièges » où le pratiquant débutant tombera, et qui ont pour but de travailler sa proprioception et sa psychomotricité.
Le troisième aspect du pumsae, sûrement le plus important, est les valeurs qui doivent être transmises avec chaque nouvelle forme, le 1 jang est symbolisé par le ciel, signe du débutant, le 2 jang est symbolisé par le lac, qui apprend le calme, le 3 jang est symbolisé par le feu, qui apprend l'amitié, le 4 jang est symbolisé par le tonnerre, qui apprend le courage...
Grades, degrés et ceintures
En taekwondo, les capacités individuelles de développement personnel, d'engagement et de technique sont évaluées par deux échelles de promotion : les grades (keup), d'abord, puis les degrés (dan). La progression du débutant commence par un grade élevé (le 10e pour les adultes) et se termine avec le 1er grade, tandis que les degrés commencent au contraire par le 1er degré et finissent avec le 9e (il est possible d'obtenir un 10e dan en taekwondo, mais il n'est décerné qu'à titre posthume).
Un âge minimal est requis pour l'obtention des différents degrés (en France, 15 ans pour le 1er dan, 16 ans pour le 2e, 18 ans pour le 3e, 21 ans pour le 4e, etc.). Si le candidat n'a pas l'âge requis, il peut obtenir un grade poom (du 1er au 3e poom). Ce grade n'est jamais converti en degré mais permet le passage du degré supérieur, dont l'obtention nécessite le passage d'un examen une fois que le pratiquant a atteint l'âge minimal requis : par exemple, un jeune sportif ayant le 1er poom, s'il participe avec succès à l'examen de grade supérieur, obtiendra directement le 2e dan s'il a 16 ans ou, s'il n'a pas l'âge minimal requis, obtiendra le 2e poom (qui lui permettra de prétendre au 3e dan à partir de ses 18 ans).
D'une fédération à l'autre, la correspondance entre grades et ceintures peut varier. Ainsi, tandis que la fédération française FFTDA utilise sept couleurs différentes pour les enfants et quatre pour les adultes, la fédération belge ABFT en compte cinq pour les adultes.
Grades et ceintures FFTDA et ABFT Keup Ceintures enfants Ceintures adultes Ceintures adultes (ABFT)[1]
15 Ceinture blanche
14 Ceinture jaune
13 Ceinture orange (ou jaune avec une barrette verte)
12 Ceinture verte
11 Ceinture verte avec une barrette violette
10 Ceinture verte avec deux barrettes violettes Ceinture blanche Ceinture blanche
9 Ceinture violette Ceinture jaune Ceinture blanche avec une barrette jaune
8 Ceinture violette avec une barrette bleue Ceinture jaune avec une barrette bleue Ceinture jaune
7 Ceinture violette avec deux barrettes bleues Ceinture jaune avec deux barrettes bleues Ceinture jaune avec une barrette verte
6 Ceinture bleue Ceinture bleue Ceinture verte
5 Ceinture bleue avec une barrette rouge Ceinture bleue avec une barrette rouge Ceinture verte avec une barrette bleue
4 Ceinture bleue avec deux barrettes rouges Ceinture bleue avec deux barrettes rouges Ceinture bleue
3 Ceinture rouge Ceinture rouge Ceinture bleue avec une barrette rouge
2 Ceinture rouge avec une barrette noire Ceinture rouge avec une barrette noire Ceinture rouge
1 Ceinture rouge avec deux barrettes noires Ceinture rouge avec deux barrettes noires Ceinture rouge avec une barrette noire
Les degrés sont en revanche, pour toutes les fédérations, exprimés par la ceinture noire. Pour les enfants, qui ne peuvent pas passer de degré mais seulement les 3 grades de poom, elle est remplacée par une ceinture bicolore rouge et noire.
La compétition en WTF
Compétition féminine de taekwondo WTF
Protections
En combat, lors des compétitions, les coups étant portés, le port des protections suivantes est obligatoire : casque et protége-dents (catégories juniors et séniors) casque à bulle ou grille ( catégories benjamins, minimes, et vétérans), plastron, protège-avant-bras, protège-tibias, coquille génitale (pour les hommes et femmes) et dernièrement les mitaines, (informations supplémentaires sur le site officiel de la WTF).
Coups autorisés
Tous les coups doivent être portés debout et au-dessus de la ceinture.
Les coups de pieds sont autorisés au niveau de la tête et du plastron. Le coup le plus utilisé en compétition est le bandal tchagi (coup de pied semi-circulaire niveau moyen).
Les coups de poing n'étant autorisés qu'au niveau du plastron, leur utilisation était presque nulle, mais cela a changé depuis le début de la saison 07/08 grâce à un assouplissement des régles d'arbitrage qui demandaient presque un standing down à chaque coup de poing et qui se contente maintenant juste d'un coup placé correctement et avec suffisamment d'impact.
Comptage des points
Un coup de pied porté à la tête rapporte 2 points, est entendu comme coup valide tout coup de pied touchant le casque/tête s'il n'est pas précédé d'une faute. Si en plus le coup provoque un standing down le combattant se voit gratifier d'un point supplémentaire.
Un coup de pied ou de poing porté dans le plastron rapporte 1 point. Si en plus le coup provoque un standing down le combattant se voit gratifier d'un point supplémentaire.
Est dit en état de standing down tout combattant recevant un coup et qui est incapable de poursuivre le combat immédiatement, lorsque cela arrive le combattant est compté par l'arbitre jusqu'à 8 (8 secondes), si à la fin du décompte le combattant pousse un kiap son adversaire se voit attribuer un point supplémentaire (donc 3 points pour un coup de pied à la tête et 2 points pour un coup de pied ou poing au plastron ).
Arbitrage
Ceci n'est qu'un résumé de l'arbitrage, il regroupe juste les règles de base à savoir pour comprendre et apprécier un combat lors d'une compétition combat.
L'aire de combat est une surface de 100m² (un carré de 10m×10m).
Sur l'aire se trouvent uniquement les deux compétiteurs et l'arbitre central. À chaque angle de l'aire se trouve un juge (ce sont eux qui valident les points), et face au public se trouve la table d'arbitrage avec la « scoring machine » (appareil affichant le round, le temps restant, le score et les sanctions) et le ou les superviseur(s).
Un point est un coup porté dans une zone autorisée avec une partie du corps autorisé, avec force, précision et impact. Un point ne peut être validé que s'il n'est ni précédé ni suivi d'une faute.
Pour marquer un point il faut qu'au moins trois des quatre juges le valident dans un intervalle de deux secondes.
L'arbitre central est là pour gérer le combat, c'est-à-dire le temps des rounds, les fautes, les sanctions, et préserver la santé des combattants en prévenant le médecin lors d'un knockout ou d'une blessure.
Les fautes les plus courantes sont : pousser son adversaire, retenir son adversaire, tomber volontairement, fuir le combat, refuser le combat, taper sous la ceinture, parler, sortir de l'aire de combat. Toutes ces fautes entraînent le retrait d'un demi point (avertissement/KYONG-GO).
Les sanctions sont plus rares mais surviennent néanmoins. Elles comprennent notamment : le coup de poing au visage avec blessure ou intention de blesser, un coup sous la ceinture entraînant une blessure ou avec intention de blesser son adversaire, insulter. Toutes ces fautes entraînent comme conséquence le retrait d'un point (sanction/GAM-JEON).
Pour gagner un compétiteur doit être le premier à marquer 12 points (avec retrait de points du aux fautes), ou avoir 7 points d'écart avec son adversaire (avec retrait de points dû aux fautes). Un compétiteur perd automatiquement le combat s'il arrive à un total de -4 points (huit avertissements ou quatre sanctions ou par exemple deux sanctions et quatre avertissements). Si aucun combattant n'est déclaré vainqueur avant l'issue du troisième round, on fait alors le total des points, avec retrait du aux fautes, des deux combattants, et celui ayant le plus de points gagne le combat.
En cas d'égalité, un quatrième round a lieu avec la règle du point en or ; le premier des combattants à marquer un point gagne, le premier arrivé à -1 point perd.
Si aucun des combattants ne marque de point ou n'arrive a -1, c'est la décision des quatre juges et de l'arbitre central qui désignent le vainqueur, il n'y a donc aucune possibilité d'avoir un match nul.
les trois autres possibilités de victoires sont l'abandon de l'adversaire, l'arrêt du combat par décision de l'arbitre central (si par exemple il voit que le combattant n'est pas en état de reprendre mais qu'il ne veut pas déclarer forfait) et aussi le knock out qui survient lorsque l'un des combattants reçoit un coup fort entrainant son incapacité à reprendre le combat en 10 secondes, comme pour le standing down le combattant est compté par l'arbitre si à 10 il n'a pas fait de kiap c'est son adversaire qui est déclaré vainqueur sauf en cas de knock out consécutif à un coup interdit (coup de genoux, coude, en dessous de la ceinture,etc ).
Le rapprochement entre l'ITF et la WTF
Dans le cadre du dialogue intercoréen en vue de la réunification de la Corée, des rencontres sont organisées entre les dirigeants de l'une des fédérations ITF (à laquelle sont affiliés les athlètes nord-coréens), actuellement présidée par M. Jang Ung, et de la WTF (proche des instances officielles sud-coréennes), dirigée par M. Choe Chung-won, afin d'unifier les deux fédérations mondiales de taekwondo[2].